À la recherche d’une psychopathologie nazie
La question de la psychologie des criminels nazis a donné lieu à une réflexion profonde et durable, amorcée dès le procès de Nuremberg. L’historien Gerhard Paul y distingue trois grandes phases. La première s’attache à l’identification des intentions criminelles des dirigeants nazis à partir d’exper...
Enregistré dans:
| Hovedforfatter: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2026
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | La question de la psychologie des criminels nazis a donné lieu à une réflexion profonde et durable, amorcée dès le procès de Nuremberg. L’historien Gerhard Paul y distingue trois grandes phases. La première s’attache à l’identification des intentions criminelles des dirigeants nazis à partir d’expertises psychologiques et de tests projectifs, notamment les épreuves du Rorschach conduites par D. Kelley et Gilbert à la prison de Nuremberg. Une deuxième hase, qualifiée de fonctionnaliste ou situationniste, est illustrée par les travaux de H. Arendt et de S. Milgram, qui analysent les bourreaux comme des agents insérés dans des systèmes d’autorité auxquels ils se conforment. La troisième phase, dite socio-historique, met l’accent sur la pluralité des déterminations sociales (telles que le conformisme ou les logiques de carrière) qui prend également en compte les possibilités de refus dont les acteurs ont pu, ou non, se saisir. L’article se conclut enfin par une ouverture à partir du discours du maître chez Jacques Lacan, envisagé comme un outil critique pour penser l’articulation entre assujettissement au signifiant et économie subjective. |
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