Les racines du traumatisme arménien

Cet article explore les racines, les manifestations et la transmission transgénérationnelle du traumatisme dans le peuple arménien, à partir des expériences historiques de génocide, de catastrophes naturelles telles que le séisme, et des guerres récentes en Artsakh. Il interroge la manière dont le t...

Szczegółowa specyfikacja

Zapisane w:
Opis bibliograficzny
1. autor: Gasparyan, Khachatur
Format: Article ou chapitre numérique
Język:Français
Wydane: 2026
Hasła przedmiotowe:
Dostęp online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Streszczenie:Cet article explore les racines, les manifestations et la transmission transgénérationnelle du traumatisme dans le peuple arménien, à partir des expériences historiques de génocide, de catastrophes naturelles telles que le séisme, et des guerres récentes en Artsakh. Il interroge la manière dont le traumatisme, à la fois individuel et collectif, persiste et se métamorphose, se transmettant dans l’inconscient familial et collectif, et venant marquer le sujet dans ses choix, ses comportements et dans la construction de son identité. L’article met en lumière la double potentialité du traumatisme : source de répétitions destructrices, mais également moteur de transformations psychiques, ouvrant la possibilité d’une réélaboration symbolique et d’une redéfinition des valeurs face aux défis contemporains. S’appuyant sur la littérature psychanalytique du traumatisme ainsi que sur des observations cliniques et sociales, l’article examine les modalités de survie psychique, le rôle des objets et des lieux investis symboliquement – tels que les cartes et les églises – et les effets du déni politique sur la psyché collective. Enfin, il plaide pour la nécessité de soutenir un travail de symbolisation et de perlaboration collective à partir des expériences traumatiques, permettant de renforcer le tissu social et de préparer psychiquement la traversée des épreuves futures, afin de ne pas rester prisonniers des blessures qui n’ont pu se cicatriser.