Reliques et lathouses : deuil de la mort ?
Dans cet article, nous proposons de penser la relation d’une personne en deuil avec les restes d’un proche décédé, restes évocateurs de ce que dans le domaine religieux on nomme relique. Cet usage ritualisé et ce rapport collectif au reste détiendrait une dimension protectrice et para-mélancolique....
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| Auteurs principaux: | , |
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| 格式: | Article ou chapitre numérique |
| 語言: | Français |
| 出版: |
2019
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| 在線閱讀: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 總結: | Dans cet article, nous proposons de penser la relation d’une personne en deuil avec les restes d’un proche décédé, restes évocateurs de ce que dans le domaine religieux on nomme relique. Cet usage ritualisé et ce rapport collectif au reste détiendrait une dimension protectrice et para-mélancolique. Aujourd’hui, les restes numériques élargissent et actualisent la définition première de la relique, initialement réduite aux restes corporels et matériels d’un saint. Le monde actuel, que Lacan désignait du terme d’ aléthosphère, crée un rapport nouveau au mort grâce à l’illusion d’éternité mise en place par la production d ‘ objets technologiques (objets lathouses). Le prolongement virtu- réelement d ‘un autre décédé ouvre un lien individualisé à la mort, ne venant plus à manquer. L ‘ abrasement symbolique du deuil offre une prise directe voire addictive au mort, au risque d ‘ une fétichisation de sa figure. |
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