Pierre Delion avec Patrick Coupechoux, Mon combat pour une psychiatrie humaine, Albin Michel, 2016.

Ce témoignage inscrit une très ancienne question de son auteur : comment accompagner les désordres et désynchronisations du travail d’apprivoiser la vie ? Les diableries du quotidien contraignent volontiers à faire le choix de « prisons d’invention » : à mi-chemin entre la « norme mâle » (addiction...

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書誌詳細
第一著者: Maïdi, Houari
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2019
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:Ce témoignage inscrit une très ancienne question de son auteur : comment accompagner les désordres et désynchronisations du travail d’apprivoiser la vie ? Les diableries du quotidien contraignent volontiers à faire le choix de « prisons d’invention » : à mi-chemin entre la « norme mâle » (addiction aux postiches des figures imposées de l’imaginaire) et le gouffre vorace de la mélancolie. Les pathologies du rythme, du caractère, du rapport aux usages sociaux, de confusion des scènes et de rituels chiffrés sont des prisons d’invention. Par le truchement d’une discipline qu’inspire un bon sens fou, la psychanalyse traduit des souffles en lettre, au seuil de l’acte de dire. L’art est alors de donner la primeur à l’inédit. Psychothérapeute agnostique, le psychanalyste éprouve dans sa chair un « éprouver-avec-les-mots » qui croise un « dire-en-parole-vive ». C’est un pari d’au moins trois partenaires que de construire le bâti d’une nouvelle moisson de désir, qui impose le choix de la Vie, avec son intranquillité nécessaire.