Observation psychiatrique et récit psychanalytique : l’écriture du cas en question
On entend ici réinterroger les spécificités de l’écriture du cas en psychiatrie et en psychanalyse en repartant du grand constat, fait par Freud lui-même, que les « récits de cas » psychanalytiques tenaient plus du « roman » que du « certificat » psychiatrique. Il s’agit de penser cette originalité...
Uloženo v:
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
2017
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| Témata: | |
| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | On entend ici réinterroger les spécificités de l’écriture du cas en psychiatrie et en psychanalyse en repartant du grand constat, fait par Freud lui-même, que les « récits de cas » psychanalytiques tenaient plus du « roman » que du « certificat » psychiatrique. Il s’agit de penser cette originalité d’écriture en propre, en ce qu’elle fait cas du sujet, réalisant du même coup le déplacement du centre de gravité en cause dans « l’observation psychiatrique ». Cela permet de dégager a contrario la logique du reproche freudien adressé au regard psychiatrique, régulièrement accusé par Freud d’être frappé d’une sorte d’interdit de voir, dès lors qu’il exclut le conditionnement inconscient du symptôme. Il y aurait là une sorte d’aveuglement médical devant le tableau clinique – la cécité contrastant d’autant avec le voyeurisme animant par définition une clinique du signe. Cela permet finalement d’envisager la posture freudienne devant le tableau clinique, telle que Freud l’a théorisée au détour de son analyse du « Moïse de Michel-Ange » en convoquant les travaux d’attribution scientifique du célèbre Giovanni Morelli. On souligne alors la portée de l’analogie existant entre cette méthode analytique inédite, et l’attitude proprement psychanalytique devant le tableau clinique. |
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