Mères et bébés sans-papiers : objets et rituels pour inclure des exclus

Parmi les exilés nous rencontrons dans nos lieux de soins et en PMI des femmes venues seules pour échapper à des violences de toutes sortes. L’exil est souvent pour elles l’aboutissement d’un destin singulier marqué de ruptures avec la famille, le groupe social ou communautaire. Elles se confrontero...

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Auteur principal: Davoudian, Christine
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2016
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Parmi les exilés nous rencontrons dans nos lieux de soins et en PMI des femmes venues seules pour échapper à des violences de toutes sortes. L’exil est souvent pour elles l’aboutissement d’un destin singulier marqué de ruptures avec la famille, le groupe social ou communautaire. Elles se confronteront à un « non accueil » et se retrouveront marginalisées souvent sans titre de séjour et en errance. Nos lieux de soins et d’accompagnements pourraient alors constituer des points d’ancrage et ouvrir des espaces incluants. Les événements traumatiques ont généré des ruptures culturelles qui peuvent affecter la chaîne de transmission. Difficile dans ces conditions de mettre en place des rituels autour de la naissance. Nos propositions de soins en périnatalité pourraient alors prendre valeur de rituels laïques partagés. De même nos objets : carnet de maternité, carnet de santé de l’enfant et autres vont revêtir une valeur symbolique essentielle avec l’inscription d’un nom et d’une trace attestant de leur présence parmi nous. À la condition qu’ils soient marqués du sceau du transfert attestant d’une véritable rencontre et reconnaissance mutuelle.