Influences du concept de mort dans les efforts visant à ralentir le vieillissement et augmenter la longévité
Le souhait de vaincre la mort était central aux aspirations des fondateurs de la science moderne. Enracinée dans le devoir moral qui nous oblige à retarder la mort quand cela est possible, la quête d’immortalité est toujours, selon certains auteurs, l’un des objectifs de la science contemporaine. Le...
Uloženo v:
| Hlavní autor: | |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
2015
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Le souhait de vaincre la mort était central aux aspirations des fondateurs de la science moderne. Enracinée dans le devoir moral qui nous oblige à retarder la mort quand cela est possible, la quête d’immortalité est toujours, selon certains auteurs, l’un des objectifs de la science contemporaine. Les progrès médicaux du siècle dernier ont partiellement répondu à cette attente, principalement en réduisant la mortalité infantile. Cependant, si dans les sociétés occidentales ces progrès ont permis à un nombre croissant d’individus d’atteindre des âges avancés, les risques de mortalité se sont également déplacés auprès de cette population vieillissante. La compréhension récente de certains mécanismes biologiques du vieillissement offre aujourd’hui des possibilités d’interventions à la fois sur la qualité et la quantité de vie des individus vieillissants. Ce contexte particulier favorise d’une part l’émergence de mouvements socio-culturels qui utilisent le concept de mort pour justifier moralement la lutte contre le vieillissement, et permet d’autre part à certains d’affirmer que le but ultime de la lutte contre le vieillissement est de vaincre la mort. |
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