L'énonciation dans la psychose
Comment accomplir sa vocation d’écrivain ou, plus simplement, de quelle façon communiquer avec autrui dès lors que l’on se trouve confronté à une défaillance mentale qui provoque un déficit, sinon un défaut complet de parole propre et de pensée personnelle ? Contrairement aux idées reçues, les sujet...
Enregistré dans:
| Auteur principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2013
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Comment accomplir sa vocation d’écrivain ou, plus simplement, de quelle façon communiquer avec autrui dès lors que l’on se trouve confronté à une défaillance mentale qui provoque un déficit, sinon un défaut complet de parole propre et de pensée personnelle ? Contrairement aux idées reçues, les sujets psychotiques déploient souvent un grand nombre de subterfuges pour se défendre contre les voix et les paroles envahissantes de l’Autre, et tenter de restaurer une instance énonciative, de produire une amorce de je dans le discours. De fait, si l’on se montre suffisamment sensible aux rythmes et aux sonorités, aux procédés syntaxiques, aux figures de style et aux inventions morphologiques qui émaillent certains de leurs écrits, il est possible de constater des fluctuations, des variations dans le statut du sujet énonciateur. Chez Daniel Paul Schreber, Antonin Artaud et David Nebreda, par exemple, le souffle de l’inspiration ne se révèle pas purement néantisant et destructeur, mais il réintroduit du jeu/je dans le langage, ranimant ainsi le sujet par des voies/voix détournées. |
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