Corps et traduction dans les textes d'Antonin Artaud
RésuméPar le biais de ses traductions adaptatives, Antonin Artaud se cherche au miroir de l’autre, tout en s’attaquant au corps organisé de l’œuvre et de la langue. D’une part, il s’efforce de faire (re)surgir l’affect, de (re)trouver le souffle, le rythme, la voix, la lettre, enfouis sous la langue...
Gardado en:
| Autor Principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
2011
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | RésuméPar le biais de ses traductions adaptatives, Antonin Artaud se cherche au miroir de l’autre, tout en s’attaquant au corps organisé de l’œuvre et de la langue. D’une part, il s’efforce de faire (re)surgir l’affect, de (re)trouver le souffle, le rythme, la voix, la lettre, enfouis sous la langue-instrument, la langue-machine, artificielle, inexpressive et démotivée. D’autre part, a fin de faire barrage à la jouissance intrusive de l’Autre, il épure, parodie et parasite l’œuvre-source, et en particulier le style de l’auteur ou du traducteur de référence. Il ne faudrait pourtant pas reléguer la traduction, chez Artaud, comme une activité secondaire, ni la considérer uniquement sous l’angle de ses vertus curatives : elle constitue une démarche récurrente, créatrice et novatrice, qui nous incite à réfléchir sur le statut et les limites du travail de traducteur. |
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