« Comment peuvent-ils ne pas s’engager ? » Enquête sur l’extrême gauche non partisane

La violence, qu’il soit question des « débordements » en manifestation ou des attentats, suscite l’étonnement, l’incompréhension et bien souvent l’indignation. Afin de saisir de façon immanente et compréhensive le sens de l’engagement d’acteurs qui ont parfois eu recours à des moyens violents, nous...

Ausführliche Beschreibung

Gespeichert in:
Bibliographische Detailangaben
1. Verfasser: Guibet Lafaye, Caroline
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: 2018
Schlagworte:
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beschreibung
Zusammenfassung:La violence, qu’il soit question des « débordements » en manifestation ou des attentats, suscite l’étonnement, l’incompréhension et bien souvent l’indignation. Afin de saisir de façon immanente et compréhensive le sens de l’engagement d’acteurs qui ont parfois eu recours à des moyens violents, nous avons mené une enquête de sociologie qualitative auprès de l’extrême gauche antiparlementaire française. L’engagement apparaît alors sous un autre jour, à la fois « naturel », « logique », poussé par un refus originel de l’injustice. La question devient alors : « Comment est-il possible de ne pas s’engager ? » L’engagement qualifié de radical se dévoile alors comme l’effet d’une inscription analytique de la nécessité d’un agir, au nom de convictions morales et politiques ancrées dans des conceptions du juste et de l’injuste, comme une nécessaire convergence des rationalités cognitive et praxéologique, affirmée comme relevant du registre du devoir moral.