Sylvain Souchaud, Géographie de l’atelier. Confection, migration, urbanisation à São Paulo, Paris, IHEAL – IRD, 2019, 370 pages
Le post-totalitarisme cubain est en quelque sorte un totalitarisme résigné. Comprenant qu’il ne pouvait pas effacer la distinction entre le public et le privé, le régime a accepté de dépolitiser le privé à condition qu’il puisse utiliser cette dépolitisation apparente à son avantage. Ainsi, la “dépo...
Guardat en:
| Autor principal: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2021
|
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Le post-totalitarisme cubain est en quelque sorte un totalitarisme résigné. Comprenant qu’il ne pouvait pas effacer la distinction entre le public et le privé, le régime a accepté de dépolitiser le privé à condition qu’il puisse utiliser cette dépolitisation apparente à son avantage. Ainsi, la “dépolitisation” de l’émigration a ouvert la voie à un nouvel usage de la coercition par les autorités cubaines, qui restent en mesure d’appliquer des sanctions aux membres de la “diaspora” qui vont et viennent entre Cuba et l’étranger et ne respectent pas un ensemble de règles tacites. Les nouveaux migrants se sont accommodés sans trop de résistance de ce règlement, et maintiennent à flot l’économie cubaine. |
|---|