Cuba, 1980. Fin de défilé

Cet essai propose une lecture de la crise qui eut lieu dans la Cuba soviétisée de 1980, entre l’ouverture de l’Ambassade du Pérou et l’exode de Cubains depuis le port du Mariel. Au lieu de voir les “actes de répudiation” comme entièrement organisé par l’État cubain, l’auteur souligne le caractère sp...

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書誌詳細
主要な著者: Díaz Infante, Duanel, Sánchez, Romy
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2021
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:Cet essai propose une lecture de la crise qui eut lieu dans la Cuba soviétisée de 1980, entre l’ouverture de l’Ambassade du Pérou et l’exode de Cubains depuis le port du Mariel. Au lieu de voir les “actes de répudiation” comme entièrement organisé par l’État cubain, l’auteur souligne le caractère spontané qui, à l’inverse des manifestations et célébrations révolutionnaires de la décennie précédente, caractérisa ces événements. Ce qui est devenu dans l’imaginaire national “Le Mariel” consiste en fait en une sortie de l’ organisation, tant pour ceux qui décidèrent de courir le risque de demander l’asile dans l’ambassade ou ensuite de demander à quitter le pays, que pour ceux qui répudièrent les premiers. Ainsi, bien qu’à première vue il s’agisse d’un outil de l’État totalitaire, les actes de répudiation s’érigèrent aussi en symptôme d’un certain potentiel révolutionnaire des masses, une forme d’envers de l’ordre castriste. “El Mariel” fut la tentative avortée d’une sortie de cet ordre ; et fut aussi la manière dont le système lui-même coopta la violence spontanée qui aurait pu le mettre en péril.