Les dynamiques contemporaines du processus d’urbanisation au Paraguay
Le processus d’urbanisation qu’expérimente le Paraguay depuis plusieurs décennies présente un certain décalage temporel vis-à-vis des autres pays d’Amérique Latine. En effet, dans ce pays, le nombre d’habitants des « villes » n’a dépassé celui des « aires rurales » qu’en 1992, alors que ce même basc...
Guardat en:
| Autor principal: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2020
|
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Le processus d’urbanisation qu’expérimente le Paraguay depuis plusieurs décennies présente un certain décalage temporel vis-à-vis des autres pays d’Amérique Latine. En effet, dans ce pays, le nombre d’habitants des « villes » n’a dépassé celui des « aires rurales » qu’en 1992, alors que ce même basculement avait eu lieu au milieu du siècle dernier en Argentine, au Brésil ou au Chili. D’après la Commission Économique pour l’Amérique Latine et les Caraïbes (CEPAL), le Paraguay constitue un pays en voie d’urbanisation « tardive mais accélérée », tout comme la Bolivie, l’Équateur, le Panamá, ou le Salvador. Ainsi, « l’urbanisation tardive mais accélérée » du Paraguay fait de ce pays un terrain d’observation particulièrement intéressant : la généralisation actuelle du fait urbain provoque un véritable renversement sociétal qui installe de nouvelles logiques économiques, sociales et spatiales. Or, paradoxalement, les conditions contemporaines de l’urbanisation paraguayenne ne font pas encore l’objet d’analyses suffisamment poussées : par conséquent, il semblerait que l’on mesure encore mal les nouveaux problèmes et défis en cours et à venir. Le présent article propose une remise en perspective des trajectoires récentes de l’urbanisation du pays tout en identifiant les principaux facteurs qui interviennent dans ce processus, parmi lesquels se trouvent les mutations socio-culturelles, la tertiarisation des activités économiques, la diversification et la complexification de la structure sociale, l’émergence contrastée d’une classe moyenne, ainsi que la poursuite et spécialisation d’un modèle de développement économique tourné vers l’exportation de matières premières agricoles. |
|---|