Trois continents et une île
Dans cette Lettre de la Havane, l’histoirien François Fejtö décrit avec un certain sarcasme l’envers du décor de la Conférence de la Havane – la « Tricontinentale », qui pris place à Cuba du 3 au 15 janvier 1966. Du luxueux décor – destiné à l’origine aux touristes américains – aux différentes tens...
Sparad:
| Huvudupphovsman: | |
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| Materialtyp: | Article ou chapitre numérique |
| Språk: | Français |
| Publicerad: |
2019
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| Länkar: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sammanfattning: | Dans cette Lettre de la Havane, l’histoirien François Fejtö décrit avec un certain sarcasme l’envers du décor de la Conférence de la Havane – la « Tricontinentale », qui pris place à Cuba du 3 au 15 janvier 1966. Du luxueux décor – destiné à l’origine aux touristes américains – aux différentes tensions qui traversent les mouvements tiers-mondistes d’alors, l’historien décrit à la fois adroitement et précisément les dissensions entre les mouvements qui composent les participants, mais aussi leurs rapports avec chacun des « frères ennemis » ; les Soviétiques et les Chinois. L’éviction ou du moins l’isolement de ces derniers semblait avoir été, au départ, un des objectifs de la conférence pour l’URSS –. Fetjö relate également les débats relatifs à la création d’une organisation tricontinentale, dont les bases sont alors jetées, qui conserve pourtant l’appareil de l’ancienne organisation, fondée sur la coopération asiatico-africaine. Ce texte apporte enfin des éléments de compréhension importants pour saisir les différentes tensions suivant le départ du Che de Cuba en 1965 – qui provoqua une crise du castrisme, bloquée entre intérêts des régimes révolutionnaires stabilisés, en voie d’embourgeoisement, et la pression des « révoltés inassouvis », exaspérés par les progrès du « colonialisme », qui « exigent une aide quasi illimitée, sacrifice sur sacrifice ». |
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