Une enfance qui libère ? Stratégies d’émancipation des mères d’ingénus au temps de la loi du Ventre libre. São Paulo, 1871-1888
À partir de l’étude de procès judiciaires engagés par des mères d’« ingénus » – enfants libres nés de mères esclaves après la Loi brésilienne du Ventre libre de 1871 – contre leurs anciens maîtres dans le but de récupérer la garde de leurs enfants, cet article montre l’importance que revêt la questi...
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| المؤلف الرئيسي: | |
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| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
2018
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| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | À partir de l’étude de procès judiciaires engagés par des mères d’« ingénus » – enfants libres nés de mères esclaves après la Loi brésilienne du Ventre libre de 1871 – contre leurs anciens maîtres dans le but de récupérer la garde de leurs enfants, cet article montre l’importance que revêt la question de la proximité des enfants dans la conception de la liberté des mères esclaves et affranchies au moment de l’abolition graduelle de l’esclavage. L’analyse de ces sources juridiques permet de montrer que cette loi, visant à sortir progressivement le Brésil de l’esclavage par la libération des enfants des femmes esclaves, est utilisée de façon ambivalente, par les mères esclaves et affranchies revendiquant leurs droits d’une part, et par leurs anciens maîtres d’autre part, avec une ampleur toute particulière dans la ville de São Paulo. Appuyées par des avocats abolitionnistes, ces femmes revendiquent leur pleine liberté en demandant la garde de leurs enfants ingénus, tandis que leurs anciens maîtres ripostent en assurant, par le moyen de la loi, leur domination sur ces mêmes ingénus, en passe de devenir leurs futurs congénères brésiliens à l’approche de l’abolition du 13 mai 1888. |
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