Le nom de la loi : violences, protection et différenciation sociale des enfants
Dans cet article, nous prenons pour point de départ l’attribution du surnom « menino Bernardo » à la loi qui interdit les « châtiments physiques, le traitement cruel ou dégradant d’enfants et d’adolescents » au Brésil. En premier lieu, nous montrons que la figure de « l’enfant victime de violence »...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2018
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Dans cet article, nous prenons pour point de départ l’attribution du surnom « menino Bernardo » à la loi qui interdit les « châtiments physiques, le traitement cruel ou dégradant d’enfants et d’adolescents » au Brésil. En premier lieu, nous montrons que la figure de « l’enfant victime de violence », qui s’est imposée au cours du débat parlementaire brésilien sur le projet de loi, s’est construite à partir d’un ensemble de préjugés sur les classes sociales défavorisées. Or l’enfant qui a donné son nom à la loi appartenait à la classe moyenne. En deuxième lieu, pour mieux cerner la différence entre le degré de violence tel qu’il se manifeste dans l’homicide de Bernardo et celui des pratiques auxquelles se réfère la loi, connue sous le nom de « loi de la fessée », nous reprenons certains aspects de l’histoire de Bernardo rapportés par la presse. Enfin, nous mettons ce cas en rapport avec le profil de « l’enfant des Amériques », qui sert de modèle aux différents systèmes de protection de l’enfance en Amérique latine. Parce qu’on associe généralement pauvreté et maltraitance des enfants, nous montrons qu’il est difficile pour les institutions en charge de la protection de l’enfance de lire certaines situations de maltraitance vécues par des enfants de couches sociales moyennes et supérieures comme des violations de droits. |
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