Les données trompeuses du « Global Gender Gap Report »

On sait combien l’image des muchachos en armes a symbolisé la nouveauté de la révolution sandiniste. Ces muchachos étaient perçus comme la marque d’un renouveau politique qui donnerait une place sans équivalent aux jeunes issus des classes populaires qui apparaissaient comme les grands laissés pour...

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Detalhes bibliográficos
Autor principal: Lacombe, Delphine
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: 2015
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:On sait combien l’image des muchachos en armes a symbolisé la nouveauté de la révolution sandiniste. Ces muchachos étaient perçus comme la marque d’un renouveau politique qui donnerait une place sans équivalent aux jeunes issus des classes populaires qui apparaissaient comme les grands laissés pour compte de l’époque du Somozisme. Ce rôle rédempteur donné à la jeunesse n’est paradoxalement nullement une nouveauté dans les conceptions politiques nicaraguayennes comme le prouve l’ode à Roosevelt de Ruben Dario et sa postérité au Nicaragua, notamment dans l’œuvre de Ernesto Cardenal. Rallié au Front sandiniste, ce poète jouera un rôle central dans cette héroïsation des combattants du Front en lutte contre la barbarie somoziste. Fort de ces images reprises par des chansonniers comme les Mejia Godoy, les sandinistes vont se proclamer les portes paroles de ces muchachos exclus du jeu politique. Plus encore, ils argueront de l’importance des sacrifices consentis par la jeunesse, qui fournit le gros des combattants anti-somozistes, pour établir, dès les premiers moments, leur hégémonie sur le pouvoir mis en place au lendemain du renversement de Somoza.