Retour sur la pratique du pronunciamiento (1820-2013)

La vie politique bolivienne, célèbre pour l’instabilité qui la caractérise depuis deux siècles, a multiplié les formes de mobilisation dont beaucoup restent à étudier. Le pronunciamiento est de celles-ci. Né en Espagne, en 1820, il s’agissait, pour les militaires libéraux qui l’inventèrent, de se pr...

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Bibliografische gegevens
Hoofdauteur: Demélas, Marie-Danielle
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: 2014
Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Omschrijving
Samenvatting:La vie politique bolivienne, célèbre pour l’instabilité qui la caractérise depuis deux siècles, a multiplié les formes de mobilisation dont beaucoup restent à étudier. Le pronunciamiento est de celles-ci. Né en Espagne, en 1820, il s’agissait, pour les militaires libéraux qui l’inventèrent, de se prononcer contre l’absolutisme et pour le retour à un régime constitutionnel. Rapidement adoptée dans l’ensemble de l’univers hispanique, la pratique quitta les casernes pour l’univers civil. Elle exprimait dès lors la volonté du pueblo contre un pouvoir abusif. Le pronunciamiento est redevenu d’actualité au cours du conflit du TIPNIS. Les organisations représentant les groupes indigènes hostiles au tracé de la route traversant leur territoire l’emploient désormais pour affirmer un pouvoir local et un peuple territorialisé face à un État de plus en plus perçu comme l’expression d’un groupe de pression local, celui des cocaleros, et d’une classe politique lointaine.