Brésil, bilan économique, succès et limites

RésuméApparemment deux philosophies économiques opposées caractérisent la politique économique suivie par les gouvernements successifs sous la présidence de Lula. L’une, monétariste, vise à freiner la hausse des prix : taux d’intérêt réels très élevés, excédents primaires conséquents du budget, appr...

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書誌詳細
第一著者: Salama, Pierre
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2010
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:RésuméApparemment deux philosophies économiques opposées caractérisent la politique économique suivie par les gouvernements successifs sous la présidence de Lula. L’une, monétariste, vise à freiner la hausse des prix : taux d’intérêt réels très élevés, excédents primaires conséquents du budget, appréciation de la monnaie nationale. Elle explique à la fois les difficultés à faire croître le taux d’investissement, à augmenter la valeur ajoutée des biens produits et à favoriser l’essor de la production de biens à contenu technologique élevé. L’autre, keynésienne, cherche à diminuer les inégalités, à augmenter le salaire réel minimum et à assurer une couverture sociale plus large. Elle explique le taux de croissance élevé et la dynamique retrouvée du marché intérieur. Avec la crise internationale, la seconde philosophie imprègne davantage la politique économique que par le passé et offre une opportunité d’entrer dans une ère nouvelle si toutefois l’obstacle de la fiscalité régressive est levé et si est menée à l’avenir une politique industrielle plus active diminuant les risques de primarisation qui menacent le Brésil.