La notion d’« artisanat d’art » au Niger
Au Niger, les services spécialisés dans la Politique Nationale de Développement de l’Artisanat (PNDA) considèrent l’artisanat d’art d’un point de vue essentiellement économique, entraînant une occultation de sa dimension culturelle. Cette vision héritée de la période coloniale est problématique car,...
Shranjeno v:
| Glavni avtor: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
2021
|
| Teme: | |
| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | Au Niger, les services spécialisés dans la Politique Nationale de Développement de l’Artisanat (PNDA) considèrent l’artisanat d’art d’un point de vue essentiellement économique, entraînant une occultation de sa dimension culturelle. Cette vision héritée de la période coloniale est problématique car, dans la culture populaire, l’artisanat et l’art ne font pas l’objet d’une distinction, ils y sont considérés comme un tout, et aucun des deux n’est supérieur à l’autre. On comprend d’ailleurs toutes les limites d’une telle séparation rien qu’en utilisant le terme « artisanat d’art » ! La question est ici de déterminer en quoi la (mé)compréhension de la notion d’artisanat d’art par les pouvoirs publics nigériens et leurs partenaires étrangers est liée à une approche européocentrée, inadaptée à la réalité du Niger, dont l’une des principales conséquences est l’invisibilisation de l’individu créateur dans la promotion du secteur. |
|---|