Hidāyat man ḥārā fī amr al-naṣāra: The Western Sahara’s Missing Witness at the International Court of Justice

Le territoire contesté du Sahara Occidental est l’un des nombreux cas où les frontières coloniales tracées à travers l’Afrique n’ont pas permis d’aboutir à la constitution d’un État postcolonial pérenne. Bien que de nombreuses études juridiques et historiques se sont penchées sur le jugement de la C...

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Auteur principal: Blalack, July
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2020
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Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Le territoire contesté du Sahara Occidental est l’un des nombreux cas où les frontières coloniales tracées à travers l’Afrique n’ont pas permis d’aboutir à la constitution d’un État postcolonial pérenne. Bien que de nombreuses études juridiques et historiques se sont penchées sur le jugement de la Cour internationale de Justice de 1975, cet article fournit un document hautement pertinent et jusqu’ici négligé, qui permet de discuter les actes de la Cour. Hidāyat man ḥārā fī amr al-Naṣāra (« Conseils pour qui est désorienté par les chrétiens ») était une décision légale au sujet de la défense du territoire, rédigée en 1885 par une figure centrale du discours nationaliste marocain: le savant saharien et leader de la résistance al-Shaikh Mā al-ʻAynayn (1831-1910). Bien que le Maroc utilise Mā al-ʻAynayn comme preuve de sa « possession immémoriale » du Sahara Occidental contesté, le tribunal n’a pas examiné l’opinion elle-même ou les écrits de Mā al-ʻAynayn pour déterminer comment celui-ci se représentait et interprétait les événements historiques au moment où ils se déroulaient. Hidāyat man ḥārā fī amr al-Naṣāra offre de nouvelles perspectives pour apprécier comment des notables sahariens ont négocié autorité et légitimité au début de la colonisation – en particulier quelle fut la teneur des débats internes pour déterminer s’il fallait signer un accord de paix avec les colons européens ou les expulser par la force. Les concepts de territoire et de souveraineté exprimés dans la fatwa sont comparés aux récits historiques présentés à la Cour internationale de Justice en 1975.