From Slavery? Rethinking Slave Descent as an Analytical Category: The Case of the Mauritanian and Moroccan Ḥarāṭīn
Que signifie, après l’abolition mondiale de l’esclavage, le fait de définir des groupes ou des individus comme des « descendants d’esclaves » ? Lorsque l’esclavage était légal, les lois et les normes faisaient la distinction entre le statut juridique d’esclave et de celui d’homme ou de femme libre,...
Kaydedildi:
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| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
2020
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| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | Que signifie, après l’abolition mondiale de l’esclavage, le fait de définir des groupes ou des individus comme des « descendants d’esclaves » ? Lorsque l’esclavage était légal, les lois et les normes faisaient la distinction entre le statut juridique d’esclave et de celui d’homme ou de femme libre, et définissaient les relations de production, de reproduction et de propriété entre les personnes asservies et leurs propriétaires. Aujourd’hui, la terminologie vernaculaire, qui identifie certains groupes africains comme « esclaves » ou « descendants d’esclaves » (par exemple, ḥarātīn, ˁabīd, etc.) est souvent un anachronisme sans rapport avec leurs conditions économiques et politiques. Mais dans certains cas, l’ascendance servile continue d’affecter la vie quotidienne de personnes qui n’ont jamais cessé d’être exploitées par les descendants des maîtres. Cet article compare les stratégies identitaires, économiques et politiques des personnes classées comme descendants d’esclaves au Maroc et en Mauritanie. Il discute le lien entre les identités impliquant une ascendance servile et la situation des porteurs de telles identités, et examine les implications des cas de figures analysés ici pour la terminologie analytique des études sur l’esclavage en Afrique. |
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