Camélidés, cartes postales et clichés coloniaux : les « vaisseaux du désert » et l’écriture d’une histoire coloniale en espace aride

Les empires coloniaux européens se sont développés sur tous les continents. Ainsi, la diversité des paysages colonisés a été vaste et a pu, selon les appétences des uns et des autres, attirer nombre de colons, soldats, commerçants, touristes, artistes, photographes, diplomates désireux à la fois...

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Päätekijä: Teulié, Gilles
Aineistotyyppi: Article ou chapitre numérique
Kieli:Français
Julkaistu: 2026
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Linkit:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Yhteenveto:Les empires coloniaux européens se sont développés sur tous les continents. Ainsi, la diversité des paysages colonisés a été vaste et a pu, selon les appétences des uns et des autres, attirer nombre de colons, soldats, commerçants, touristes, artistes, photographes, diplomates désireux à la fois de découvrir de nouveaux horizons, mais également de faire leur propre voyage initiatique, tout autant source d’introspection et de découverte de soi, que peut-être plus ponctuellement de recherche de gloire et d’ascension sociale. Les déserts ont eu et ont encore ce pouvoir d’attraction qui a conduit nombre d’Européens à tenter leur propre traversée du désert, au sens littéral du terme. La carte postale, dont l’âge d’or se situe dans la dernière décennie du XIXe siècle et dans les deux premières du XXe, est une source primaire qui permet d’accéder au cadre mental de ces Européens. En effet, elle reflète à la fois les intentions commerciales des éditeurs qui s’adaptent à la demande du client, mais également, pour ce dernier, les motivations à acheter et envoyer telle carte postale plutôt qu’une autre. Le dromadaire sera le fil conducteur de cette étude pour comprendre l’écriture de l’histoire coloniale en espace aride.