Français et chrétiens dans l’Algérie de Boumédiène. Pieds-noirs, « pieds-rouges » et coopérants, de Ben Bella aux années 1970
Des récits par trop manichéens opposent pieds-noirs partis d’Algérie en 1962 et pieds-rouges venus y faire la révolution. Le parcours des chrétiens installés en Algérie après l’indépendance révèle une histoire plus complexe. Leurs témoignages racontent en effet une autre Algérie où, après 1962, on...
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| 1. Verfasser: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
2019
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| Schlagworte: | |
| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | Des récits par trop manichéens opposent pieds-noirs partis d’Algérie en 1962 et pieds-rouges venus y faire la révolution. Le parcours des chrétiens installés en Algérie après l’indépendance révèle une histoire plus complexe. Leurs témoignages racontent en effet une autre Algérie où, après 1962, on croise des « pieds-rouges », des coopérants, des pieds-noirs, pour certains naturalisés Algériens. Malgré l’exode de ses cadres et de ses paroissiens, une Eglise s’y maintient en effet après l’indépendance dans l’esprit du concile Vatican II et dans l’espoir de bâtir une Algérie nouvelle. Anciens militants de l’Action catholique, chrétiens de gauche ou simples fidèles, catholiques et protestants, ils perpétuent dans l’Algérie de Ben Bella puis de Boumédiène des formes d’action politique usitées durant la guerre d’Algérie aussi bien qu’une présence religieuse et française. Ces hommes et ces femmes dont l’identité pied-noire s’efface peu à peu disent combien leur appartenance chrétienne a déterminé leur identité de Français en Algérie. Plus que le coup d’État de Boumédiène en 1965 qui met fin à l’expérience de la « révolution algérienne », l’arabisation progressive du pays annonce cependant le désenchantement et le départ inexorable de la plupart d’entre eux avant la fin des années 1980 et le début de la guerre civile.
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