Les illusions françaises et la guerre d’Algérie dans l’historiographie. Entre nostalgie et constat d’une décolonisation inévitable

La relecture de la bibliographie sur la guerre d’Algérie permet de tracer les grandes lignes de la politique française durant cette période. Puissance dépendante du jeu des superpuissances, la France ne peut risquer de s’isoler des grands courants de la politique internationale. Elle se déchire ent...

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Détails bibliographiques
Auteur principal: Elsenhans, Hartmut
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2016
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:La relecture de la bibliographie sur la guerre d’Algérie permet de tracer les grandes lignes de la politique française durant cette période. Puissance dépendante du jeu des superpuissances, la France ne peut risquer de s’isoler des grands courants de la politique internationale. Elle se déchire entre une majorité qui refuse l’intégration des populations algériennes et l’indépendance de l’Algérie et une minorité activiste, notamment dans l’armée, favorable à guerre antisubversive et à l’intégration. Sans changer le fond de ses préférences, la majorité d’abord silencieuse est amenée à soutenir la réinterprétation des intérêts français proposée par de Gaulle. Celui-ci se résigne finalement à l’idée d’une Algérie indépendante qui pourrait coopérer avec une France auréolée du prestige conférée par une décolonisation menée sous ses auspices. Cette réinterprétation suppose une compétitivité économique retrouvée, l’accès au rang de puissance nucléaire, et une position privilégiée d’interlocuteur occidental pour le Tiers Monde en évolution.