Des soldats à tout prix ! Les sociétés du Haut-Sénégal et Niger et le recrutement de tirailleurs durant la Grande-Guerre (1915-1918)
Entre 1915 et 1918, ce sont plusieurs dizaines de milliers de soldats qui ont été recrutés en AOF (Afrique occidentale française) en vue de participer à la défense nationale de la France. Le Haut-Sénégal et Niger qui est alors le territoire colonial le plus vaste et le plus peuplé est appelé à four...
Gorde:
| Egile nagusia: | |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2016
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Entre 1915 et 1918, ce sont plusieurs dizaines de milliers de soldats qui ont été recrutés en AOF (Afrique occidentale française) en vue de participer à la défense nationale de la France. Le Haut-Sénégal et Niger qui est alors le territoire colonial le plus vaste et le plus peuplé est appelé à fournir une contribution importante dans le recrutement de tirailleurs. Or, l’installation dans une logique de « guerre longue » amène la métropole à réclamer de plus en plus de soldats aux sociétés du Haut-Sénégal et Niger et à perturber ainsi le cours de leur vie quotidienne. L’intensité et la permanence du recrutement militaire amènent ainsi les populations « indigènes » à élaborer différentes stratégies de résistances (évitement, fuite, insurrections) qui témoignent de leur agentivité. Ainsi devant la remise en cause de son autorité, le pouvoir colonial use de coercition, de la répression armée mais aussi de « médiation » (mission Diagne) afin d’assurer le consentement et l’adhésion par rapport à la conscription militaire.
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