L’émergence d’une communauté d’enquêteurs pour dépasser la controverse sur le statut du renard : le cas du programme Careli
Les appels à mettre en place des recherches participatives et/ou sur le long terme se multiplient pour faire face aux enjeux relatifs à la gestion de la faune sauvage. S’ils sont souvent entravés par l’existence de conflits, des alliances inédites sont parfois susceptibles de voir le jour. Pour mieu...
Gardado en:
| Autor Principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
2026
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Les appels à mettre en place des recherches participatives et/ou sur le long terme se multiplient pour faire face aux enjeux relatifs à la gestion de la faune sauvage. S’ils sont souvent entravés par l’existence de conflits, des alliances inédites sont parfois susceptibles de voir le jour. Pour mieux comprendre les conditions de leur émergence, nous analysons le cas d’une recherche-action collaborative menée depuis 2018 dans le département du Doubs (France). Associant des acteurs des mondes cynégétique, agricole, environnementaliste et de la recherche académique, elle se fonde sur une expérimentation ayant pour objectifs de mesurer les effets du classement du renard comme espèce susceptible d’occasionner des dégâts et de poser les bases d’un processus de concertation. À partir d’une enquête ethnographique menée pendant trois ans (plusieurs dizaines d’heures d’observation participante et 22 entretiens semi-directifs avec les participants à cette recherche-action), nous montrons que son émergence est liée (1) à l’existence de pratiques de coopération antérieures autour de la lutte contre les pullulations de campagnols ; (2) à la convergence d’une mobilisation pour défendre la cause du renard, de la mise à l’agenda politique du renouvellement de la liste des « espèces susceptibles d’occasionner des dégâts », et de l’orientation du monde de la chasse vers les enjeux de conservation de la biodiversité ; et (3) à l’absence d’enjeux de conservation concernant les populations de renard. Enfin, nous soutenons que les conflits concernant la gestion de la faune sauvage doivent être pensés comme une forme de socialisation pouvant donner lieu à des changements effectifs en matière de conservation. |
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