Peut-on faire l’économie des économistes ?

Il s’agit ici de regarder les sciences dans une perspective ethnographique, en soulignant que la création des résultats scientifiques et leur évaluation par le public sont sociales et s’inscrivent dans des processus contextuels. La perte de la crédibilité scientifique au sein d’un large public, aux...

Ausführliche Beschreibung

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Bibliographische Detailangaben
Hauptverfasser: Petit, Olivier, Vivien, Franck-Dominique
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: 2016
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beschreibung
Zusammenfassung:Il s’agit ici de regarder les sciences dans une perspective ethnographique, en soulignant que la création des résultats scientifiques et leur évaluation par le public sont sociales et s’inscrivent dans des processus contextuels. La perte de la crédibilité scientifique au sein d’un large public, aux États-Unis en particulier, semble due au fait qu’après la Seconde Guerre mondiale, les sciences ont créé un niveau d’attente irréaliste et ont eu des conséquences indésirables et inattendues, alors que la pratique scientifique devenait de plus en plus liée à la sphère commerciale et aux gouvernements. Dans ce contexte, l’effondrement relatif de l’éducation en matière de science, de technologie, d’ingénierie et de mathématiques (STEM) fut, aux États-Unis, particulièrement dommageable. Recouvrer la confiance d’une large part de la société implique de reconsidérer les pratiques et la communication scientifiques, ainsi que le contexte institutionnel dans lequel les sciences sont mises en œuvre.