The race to publish in the age of ever-increasing productivity

RésuméAu cours des dernières décennies, le champ de la recherche sur les biens communaux ou biens communs ( commons) s’est considérablement élargi et les chercheurs des diverses disciplines qui étudient cet objet tendent peu à peu vers une définition commune. Il reste cependant un point de désaccord...

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Dades bibliogràfiques
Autor principal: Tedesco, Pablo A.
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2011
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripció
Sumari:RésuméAu cours des dernières décennies, le champ de la recherche sur les biens communaux ou biens communs ( commons) s’est considérablement élargi et les chercheurs des diverses disciplines qui étudient cet objet tendent peu à peu vers une définition commune. Il reste cependant un point de désaccord majeur et tout à fait fondamental, quoique rarement explicité : l’emploi du terme « biens communaux », expression qui remonte loin dans l’Histoire. Historiquement, en anglais, quand il est accompagné de l’article défini ( the commons), il désignait les communaux, c’est-à-dire les pâtures ou parcours communaux d’une collectivité. Plus récemment, les chercheurs d’autres disciplines ont utilisé ce terme pour caractériser des ressources d’accès totalement libre telles que les océans et l’air que nous respirons, désignées sous le nom de « biens communs mondiaux ». Même si l’air et les mers sont indéniablement des ressources collectives accessibles en principe à tout habitant de la planète, il manque à ces ressources deux attributs importants qui sont caractéristiques des « communaux » tels qu’ils ont existé pendant des siècles en Europe et au-delà. Contrairement aux biens communs mondiaux, les biens communs historiques étaient caractérisés par une institutionnalisation et une auto-gouvernance. Dans cet article, nous décrivons l’évolution de ce terme et de la discipline au cours des derniers siècles et suggérons des pistes pour concilier ces différences. Cela permettrait d’améliorer l’intégration de l’approche historique longue dans l’analyse des interprétations actuelles, et constituerait une avancée importante pour la recherche sur les biens communaux.