Quand le public prend ses distances avec la participation
RésuméL’idée selon laquelle les profanes sont à même de coproduire des connaissances ésotériques, d’apprivoiser et de coévaluer les projets techniques s’est progressivement répandue. Les controverses liées à l’environnement nous conduisent toutefois à prendre au sérieux deux autres phénomènes : d’un...
Gardado en:
| Autor Principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
2005
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | RésuméL’idée selon laquelle les profanes sont à même de coproduire des connaissances ésotériques, d’apprivoiser et de coévaluer les projets techniques s’est progressivement répandue. Les controverses liées à l’environnement nous conduisent toutefois à prendre au sérieux deux autres phénomènes : d’une part, le refus de personnes ordinaires de s’engager dans les multiples arènes de participation qui leur sont offertes ; d’autre part, la capacité des mêmes personnes ordinaires à résister de manière radicale, mais « robuste », c’est-à-dire recevable par un autrui quelconque, aux arguments des experts. Ces deux phénomènes ne peuvent être uniquement interprétés comme des retards sur la voie d’une véritable démocratie technique. Ils témoignent de l’exercice d’une compétence de jugement, susceptible de se clore sur un détachement ironique vis-à-vis des mondes du politique et de la science. Nous détaillons deux versants de cette ironie, la lucidité et le désenchantement. |
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