L'Institut français de la biodiversité

RésuméL’essor des préoccupations concernant les effets des activités agricoles sur la qualité de l’environnement remet en cause le mouvement de spécialisation spatiale et sociale établi par le processus de modernisation agricole. Basé sur l’objectif de maximisation de la production alimentaire, ce p...

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Auteur principal: Jollivet, Marcel
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2004
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:RésuméL’essor des préoccupations concernant les effets des activités agricoles sur la qualité de l’environnement remet en cause le mouvement de spécialisation spatiale et sociale établi par le processus de modernisation agricole. Basé sur l’objectif de maximisation de la production alimentaire, ce processus a été soutenu par d’importants aménagements structurels des territoires (irrigation, drainage, remembrements) et par une législation qui a assuré la prééminence des droits des producteurs agricoles sur l’espace rural au détriment des autres usagers. Dans les domaines scientifique et technique, l’agronomie et l’économie rurale ont joué un rôle dominant dans l’établissement de cette différenciation spatiale et sociale. Les préoccupations environnementales remettent en cause à la fois la monofonctionnalité de l’usage des territoires et leur appropriation prioritaire par les producteurs agricoles. La multifonctionnalité des territoires s’accompagne de l’établissement de nouveaux systèmes de relations entre agriculteurs et autres usagers de l’espace rural. Dans cette conjoncture, l’agronomie doit aussi composer avec d’autres disciplines scientifiques, comme l’écologie, dans l’orientation des techniques agricoles. La remise en cause du processus de spécialisation productive spatiale et sociale donne de manière croissante aux territoires ruraux le statut de biens publics, mais les forces du marché peuvent également entraîner une nouvelle tendance à la spécialisation et à la privatisation environnementales.