Chantraine G., Henri de Lubac t. II. Les années de formation (1919-1929), préf. E. Tourpe, coll. Études lubaciennes VII, Paris, Cerf, 2009, 22x14, 843 p., 56 €. ISBN 978-2-204-08589-8

Si le terme d’angoisse est tenu pour un mot-clé de l’univers poétique de Senghor, et si la poésie de Pierre Emmanuel peut être lue comme « une poésie de l’angoisse », il ne faut pas s’y tromper. L’angoisse est pour eux synonyme d’exigence créatrice. Aiguillon de l’Être, l’angoisse déprend de soi, év...

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Auteur principal: Madelin, Henri
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2009
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Si le terme d’angoisse est tenu pour un mot-clé de l’univers poétique de Senghor, et si la poésie de Pierre Emmanuel peut être lue comme « une poésie de l’angoisse », il ne faut pas s’y tromper. L’angoisse est pour eux synonyme d’exigence créatrice. Aiguillon de l’Être, l’angoisse déprend de soi, évide, pour ouvrir à l’abîme de l’Autre. La parole poétique ne sort que comme réponse à cette provocation du vide. L’angoisse, inscrivant le poète dans un face à face muet qui se mue en un cri adressé à une transcendance personnelle, témoigne contre la mort de l’homme.