L'analysant et l'analyste dans l'après-coup publié : un cas problématique

RésuméLes rapports entre les usages de l’oral et de l’écrit dans les relations d’aide ont fait l’objet de certaines recherches. En particulier, en s’impliquant ainsi dans leurs écrits, des psychanalystes publient des cas cliniques sur des cures d’anciens patients. Cependant, les effets de la lecture...

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書誌詳細
第一著者: Vincent, Jean
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2008
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要約:RésuméLes rapports entre les usages de l’oral et de l’écrit dans les relations d’aide ont fait l’objet de certaines recherches. En particulier, en s’impliquant ainsi dans leurs écrits, des psychanalystes publient des cas cliniques sur des cures d’anciens patients. Cependant, les effets de la lecture de son cas par l’analysant concerné est un sujet sur lequel très peu de données sont disponibles, à part l’exemple de Serge Doubrovsky (1999).Dans ce domaine, la question étudiée ici est : quels seraient les effets sur un ancien analysant, Jacques, de ses lectures de son cas publié dans deux documents (un livre et un article) de son ex-psychanalyste. La situation est particulière parce que la comparaison de ceux-ci conduit à supposer une sorte d’acte manqué chez l’auteur lors de la rédaction de cet article du fait de la disparition d’un paragraphe essentiel figurant dans le livre. Cette sorte de « lapsus » de l’analyste illustrerait l’hypothèse de Dona Rudelic-Fernandez (1994) selon laquelle l’étude d’un cas clinique peut révéler des éléments inanalysés de la cure concernée.Ainsi, se serait constitué un dispositif d’aide imprévu et improbable : à distance, via quelques écrits publiés ou destinés à l’être. Et cette analyse de l’article de l’analyste par l’ancien analysant aurait contribué, avec d’autres perlaborations, à l’autonomisation de celui-ci par rapport à son transfert sur son ancien thérapeute.Cette conclusion, hypothétique et provisoire, ne saurait être généralisée. Ainsi Jacques Derrida (1997), quand il commente dans La pharmacie de Platon le Phèdre (1997) de celui-ci, remarque que l’écriture peut constituer soit une drogue, soit un médicament pour la vie de la mémoire.