Se libérer du concept préalable : enjeux de la désartification
L’enjeu le plus radical pour l’art serait-il de se libérer de tout concept préalable ? Pour Adorno il faudrait non seulement que l’œuvre se libère d’un concept préalable (à la lumière de sa critique de l’industrie culturelle qui prolonge la critique kantienne de la « beauté adhérente ») mais en outr...
Enregistré dans:
| Hovedforfatter: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2020
|
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | L’enjeu le plus radical pour l’art serait-il de se libérer de tout concept préalable ? Pour Adorno il faudrait non seulement que l’œuvre se libère d’un concept préalable (à la lumière de sa critique de l’industrie culturelle qui prolonge la critique kantienne de la « beauté adhérente ») mais en outre que l’art se libère de son propre concept. L’art furtif relèverait-il ce défi adornien, en renonçant à la référence au « concept d’art » (par une désartification revendiquée), pour mieux sauver une dynamique vivante de l’art (ce qui suggère une réartification paradoxale) ? Mais une réartification qui tenterait de « sauver l’art » en s’opposant au « monde de l’art » ne doit-elle pas échapper à la réduction de la communauté de l’art au modèle d’une communauté fondée sur un concept préalable (appréhendé comme une norme) pour retrouver l’horizon kantien d’une « communauté sans concept » ? |
|---|