Prolégomènes à une philosophie de l’artification

L’article envisage d’abord les conditions et conséquences d’une ressaisie proprement philosophique du concept sociologique d’artification. Trois propositions en découlent. 1˚) Contrairement à l’approche sociologique de l’artification, cette ressaisie relève d’une problématique de la  légitimation (m...

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Bibliografski detalji
Glavni autor: Lenain, Thierry
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: 2020
Online pristup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-NRE_024_0021
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spelling cairn-NRE_024_0021NRENouvelle revue d’esthétique https://shs.cairn.info/revue-nouvelle-revue-d-esthetique-2019-2-page-21?lang=fr https://doi.org/10.3917/nre.024.0021 Prolégomènes à une philosophie de l’artification Lenain, Thierry2020 fre Nouvelle revue d’esthétique | 24 | 2 | 2020-02-07 | p. 21-33 | 1969-2269 NRE_02434 L’article envisage d’abord les conditions et conséquences d’une ressaisie proprement philosophique du concept sociologique d’artification. Trois propositions en découlent. 1˚) Contrairement à l’approche sociologique de l’artification, cette ressaisie relève d’une problématique de la  légitimation (mais on parle alors de légitimation spécifiquement théorique et non pas idéologique). 2˚) La question de l’artification suppose une  définition spéculative de l’art, laquelle possède nécessairement une vertu normative. 3˚) Seules des  pratiques peuvent subir un processus d’artification, et non des objets (à moins de les considérer en tant que fonctions d’une pratique). On passe ensuite à la question de la « transposabilité » historique et culturelle du concept d’artification. Dans une optique sociologique, ce sont les pratiques contemporaines voire actuelles qui, pour l’essentiel, retiennent l’attention. Mais la présence même d’objets anciens et non-occidentaux dans nos musées d’art invite à réfléchir à la manière dont ils sont ou peuvent être qualifiés d’artistiques (ou requalifiés comme tels) ; il s’agit aussi de se pencher sur les processus apparentés à l’artification dans les cultures étrangères à la modernité occidentale.Prolegomena to a philosophy of artification This article deals with the conditions to, and the consequences of, a philosophical re-examination of the sociological concept of artification. Three ideas are introduced. 1˚) Contrary to the sociological approach to artification, the philosophical approach amounts to an act of legitimization (understood not as ideological but purely theoretical). 2˚) The philosophical reflection on artification implies a theoretical definition of art , and such definition has a normative side. 3˚) Only practices , as opposed to objects, can be artified (unless the object is considered strictly as a component of a practice). The reflection then moves to the question of the applicability of the concept of artification to non-contemporary and non-Western cultural contexts. The very presence of many ancient and non-Western artifacts in art museums makes this issue especially important. Two questions beg for attention in that respect. How are such artifacts labelled (or re-labelled) as « art » ? And how should we describe and understand ancient and non-Western processes that appear to be at least partly similar to artification as we know it today ?Cairn free access
language Français
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description L’article envisage d’abord les conditions et conséquences d’une ressaisie proprement philosophique du concept sociologique d’artification. Trois propositions en découlent. 1˚) Contrairement à l’approche sociologique de l’artification, cette ressaisie relève d’une problématique de la  légitimation (mais on parle alors de légitimation spécifiquement théorique et non pas idéologique). 2˚) La question de l’artification suppose une  définition spéculative de l’art, laquelle possède nécessairement une vertu normative. 3˚) Seules des  pratiques peuvent subir un processus d’artification, et non des objets (à moins de les considérer en tant que fonctions d’une pratique). On passe ensuite à la question de la « transposabilité » historique et culturelle du concept d’artification. Dans une optique sociologique, ce sont les pratiques contemporaines voire actuelles qui, pour l’essentiel, retiennent l’attention. Mais la présence même d’objets anciens et non-occidentaux dans nos musées d’art invite à réfléchir à la manière dont ils sont ou peuvent être qualifiés d’artistiques (ou requalifiés comme tels) ; il s’agit aussi de se pencher sur les processus apparentés à l’artification dans les cultures étrangères à la modernité occidentale.
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