Prolégomènes à une philosophie de l’artification
L’article envisage d’abord les conditions et conséquences d’une ressaisie proprement philosophique du concept sociologique d’artification. Trois propositions en découlent. 1˚) Contrairement à l’approche sociologique de l’artification, cette ressaisie relève d’une problématique de la légitimation (m...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2020
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | L’article envisage d’abord les conditions et conséquences d’une ressaisie proprement philosophique du concept sociologique d’artification. Trois propositions en découlent. 1˚) Contrairement à l’approche sociologique de l’artification, cette ressaisie relève d’une problématique de la légitimation (mais on parle alors de légitimation spécifiquement théorique et non pas idéologique). 2˚) La question de l’artification suppose une définition spéculative de l’art, laquelle possède nécessairement une vertu normative. 3˚) Seules des pratiques peuvent subir un processus d’artification, et non des objets (à moins de les considérer en tant que fonctions d’une pratique). On passe ensuite à la question de la « transposabilité » historique et culturelle du concept d’artification. Dans une optique sociologique, ce sont les pratiques contemporaines voire actuelles qui, pour l’essentiel, retiennent l’attention. Mais la présence même d’objets anciens et non-occidentaux dans nos musées d’art invite à réfléchir à la manière dont ils sont ou peuvent être qualifiés d’artistiques (ou requalifiés comme tels) ; il s’agit aussi de se pencher sur les processus apparentés à l’artification dans les cultures étrangères à la modernité occidentale. |
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