La violence et l'école : forcer des formes ou former des forces ?

L’éducation est liée à la notion de forme (le sujet à former, les formes de savoirs, la forme scolaire). Le débat engagé par la violence en milieu scolaire ne déroge pas à ce principe, en cherchant des formes d’encadrement adaptées aux élèves concernés. Cet article propose une autre perspective. Lo...

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Главный автор: Boudinet, Gilles
Формат: Article ou chapitre numérique
Язык:Français
Опубликовано: 2011
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Online-ссылка:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Итог:L’éducation est liée à la notion de forme (le sujet à former, les formes de savoirs, la forme scolaire). Le débat engagé par la violence en milieu scolaire ne déroge pas à ce principe, en cherchant des formes d’encadrement adaptées aux élèves concernés. Cet article propose une autre perspective. Loin de souscrire à l’hypothèse d’un conflit entre les formes culturelles des jeunes et celles de l’école, il postule que, de nos jours, les élèves en difficulté refusent de donner sens à toute forme et, au-delà, d’être formés. Ils sont dans un régime qui n’est plus celui de la forme. Ce régime retrouve les analyses de G. Deleuze et de F. Guattari qui opposent à la forme le concept de « matériau-forces », à savoir des flux mobiles d’intensités, des lignes de fuite, des forces hétérogènes. La violence peut se comprendre à l’aune d’un jeu de dupes, où l’école ne pense et ne fonctionne qu’en termes de formes, et les élèves que selon des forces, des intensités, des lignes de fuite. Ce jeu peut être levé par des dispositifs qui permettraient à ceux qui ne sont que dans des forces de donner une intelligibilité aux formes et de les accepter ainsi, tout comme le contraire pour l’institution. L’art, parce qu’il réunit toujours des formes et des forces, offre alors une réponse avantageuse.