L’éthique néorurale dans la bande dessinée : une interprétation sensorielle du « souci de soi »
Malgré la dimension médiagénique des installations néorurales, les représentations de ce mouvement constituent un impensé. Cet article ambitionne d’initier une analyse en s’intéressant aux motivations résidentielles et aux modes d’habiter néoruraux dans la bande dessi...
Enregistré dans:
| Hovedforfatter: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2026
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Malgré la dimension médiagénique des installations
néorurales, les représentations de ce mouvement constituent un
impensé. Cet article ambitionne d’initier une analyse en s’intéressant
aux motivations résidentielles et aux modes d’habiter néoruraux dans
la bande dessinée française. Celle-ci a évolué depuis plus de 20 ans
vers des formats hybrides qui revendiquent d’allier fonction
testimoniale et fiction, jusqu’à devenir un moyen d’expression sociale
et politique. À partir d’un corpus de 23 bandes dessinées
(diversifiées dans leurs thématiques, leurs genres, leurs schémas
narratifs et leurs formats éditoriaux), cet article souligne qu’il
existe des représentations des néoruraux communes aux bandes
dessinées : l’importance des sensations dans les motivations, la mise
en avant des doutes qui accompagnent ces installations, le refus
d’imaginaires idéalisés de la campagne, la reconstruction des rapports
à l’autre et une reconsidération du moment présent. Il mobilise la
notion de « souci de soi » définie par Michel Foucault (2001) comme un
ensemble de questionnements et d’exercices orientées vers un mode de
subjectivation. Cette notion permet de situer ces représentations dans
une éthique de la transformation de soi pour laquelle le déménagement
à la campagne constituerait un moyen de sa réalisation. |
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