Le plasticien, le carrier et la géographe : la résidence croisée comme dispositif méthodologique pour capter ou performer le sensible ?
Le Groupe A, coopérative culturelle, propose un programme artistique de résidences croisées artistes/partenaires/chercheurs sur l’ensemble de la Terre des Deux Caps, entre Boulogne-sur-Mer et Calais. Ce projet est intitulé IEAC (Intermédiation Ecologique, Artistiqu...
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| Tác giả chính: | |
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| Định dạng: | Article ou chapitre numérique |
| Ngôn ngữ: | Français |
| Được phát hành: |
2026
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| Những chủ đề: | |
| Truy cập trực tuyến: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Tóm tắt: | Le Groupe A, coopérative culturelle, propose un
programme artistique de résidences croisées
artistes/partenaires/chercheurs sur l’ensemble de la Terre des Deux
Caps, entre Boulogne-sur-Mer et Calais. Ce projet est intitulé IEAC
(Intermédiation Ecologique, Artistique et Culturelle). Une de ces
résidences associe un plasticien, Nicolas Tourte, un carrier, les
Carrières de la Vallée Heureuse, représentées par Alban Hénaux et
l’ensemble des employés de la marbrerie, et la géographe que je suis.
Cet article ambitionne de questionner ce dispositif spécifique, dans
la lignée des micro-analyses en géographie et
des approches « non-représentationnelles » ou
« plus-que-représentationnelles ». Cette situation de terrain est
fondamentalement exploratoire et interroge les fondements de la
recherche-création dans sa capacité à travailler les dimensions
sensibles de l’espace, soit la collecte de données qui intègre des
dimensions physiques, sensorielles, perceptives et/ou émotionnelles,
s’attachant ainsi à travailler des « spatialités sensibles ». Les
conditions de conduite de terrain ne sont pas complètement maitrisées.
Les résultats présentés ici n’en sont qu’à leurs début. Cette
situation soulève une série de questions aussi bien théoriques,
épistémologiques que méthodologiques : qu’appelle-t-on
recherche-création ? Quels sont les enjeux artistiques, politiques et
scientifiques qui y sont attachés ? Que cherchent les chercheurs, les
artistes et les partenaires dans ce type de dispositif ? Quel est le
statut des savoirs (co)produits ? De quelle nature sont ces savoirs ?
S’agit-il alors de capter cette dimension sensible ou de la
performer ?
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