Révéler la relation sensible au monde à partir des situations de la vie urbaine : prolongements méthodologiques d’une recherche sur la dimension sonore des situations quotidiennes
Depuis les années 2000, de nombreux travaux ont participé à inventer de nouvelles méthodes visant à saisir la dimension sensible des interactions humaines dans l’espace. Certaines d’entre elles laissent toutefois en arrière-plan les influences historiques et politi...
Tallennettuna:
| Päätekijät: | , |
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| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
2026
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| Aiheet: | |
| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | Depuis les années 2000, de nombreux travaux ont
participé à inventer de nouvelles méthodes visant à saisir la
dimension sensible des interactions humaines dans l’espace. Certaines
d’entre elles laissent toutefois en arrière-plan les influences
historiques et politiques du rapport sensible à l’espace. Bien que
l’affectivité semble relever de l’individu, elle est en effet façonnée
par une culture sensible et affective partagée. Le vécu sensible des
lieux n’est pas seulement une réaction immédiate mais se construit
aussi sur des souvenirs et des expériences accumulées. Ce rapport
sensible révèle donc un enjeu de soi, contribuant à la formation d’une
identité « en situation » qui évolue en fonction des contextes
microsociaux et macrosociaux environnants. À partir d’une enquête
menée à Rennes entre 2017 et 2023 croisant approches in situ et ex
situ, nous avons mis en évidence l’importance de la constitution d’une
culture sonore partagée, qui se construit au fil des interactions
sociales et qui permet aux individus de définir un espace sonore
commun, chargé affectivement et symboliquement. Afin de prolonger
cette recherche, nous proposons un guide d’observation et d’analyse
des situations sensibles en milieu urbain, pouvant permettre
d’analyser la relation sensible des individus à leur environ- nement.
Cette nouvelle perspective questionne également l’équilibre entre la
distanciation et l’engagement du chercheur dans son terrain pour
élaborer un nouvel objet de recherche en s’impliquant émotionnellement
et affectivement.
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