La production cinématographique en négociation : la convention collective de branche comme cadre d’une logique de projets

La production cinématographique en France se caractérise par une logique de projets profondément hétérogènes en matière de moyens et de budget. À cet égard, il est remarquable que la branche se soit constituée en espace majeur de négociation des normes applicables, notamment en ce qui concerne les s...

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Autore principale: Zarka, Samuel
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2021
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Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:La production cinématographique en France se caractérise par une logique de projets profondément hétérogènes en matière de moyens et de budget. À cet égard, il est remarquable que la branche se soit constituée en espace majeur de négociation des normes applicables, notamment en ce qui concerne les salaires des équipes techniques, c’est-à-dire des réalisateurs, opérateurs, décorateurs, etc. Alors même que l’orientation générale des réformes du code du travail, depuis les années 1980, a tendu à favoriser la négociation au niveau de l’entreprise afin d’accompagner les variations productives, ce niveau de négociation est déserté par le cinéma. Visant à élucider ce paradoxe, l’hypothèse de cet article tient précisément dans l’idée que le renouvellement indéfini de projets variés requiert d’établir des repères d’action généraux, dont la branche fournit le cadre. Dès lors, penser la négociation collective permettrait moins de penser l’« entreprise » comme une entité stabilisée qu’une activité productive éminemment fluide, où le droit négocié jour un rôle structurant.