Négocier l’élargissement de la sécurité à l’ONU : la protection du patrimoine culturel par les opérations de maintien de la paix

L’intégration de la protection du patrimoine culturel dans le mandat de la mission des Nations Unies au Mali (MINUSMA) a été rendue possible par la résolution 2100 du Conseil de sécurité. Cette dernière a fait l’objet d’une forte médiatisation orchestrée par l’UNESCO. Pour cette agence spécialisée,...

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Autore principale: Leloup, Mathilde
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2021
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Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:L’intégration de la protection du patrimoine culturel dans le mandat de la mission des Nations Unies au Mali (MINUSMA) a été rendue possible par la résolution 2100 du Conseil de sécurité. Cette dernière a fait l’objet d’une forte médiatisation orchestrée par l’UNESCO. Pour cette agence spécialisée, il s’agit d’un tournant dans l’histoire du maintien de la paix dans la mesure où pour la première fois, le Conseil de sécurité a reconnu la destruction des sites culturels comme une menace contre «  la paix et la sécurité internationales  ». Fondée sur une méthodologie qualitative liant une observation participante à une série d’entretiens réalisés au sein du secrétariat de l’ONU, cette contribution analyse la manière dont la question du patrimoine culturel, bien qu’apparaissant comme un enjeu minime de la négociation portant sur la résolution 2100, a pu agir comme le révélateur de tensions structurelles au sein du multilatéralisme. Au Conseil de sécurité, cet enjeu a donné à voir l’opposition entre les conceptions française et russe du maintien de la paix. Dans le système onusien, il a mis au jour la volonté du personnel de l’UNESCO de repositionner cette agence en en faisant un interlocuteur direct du Conseil de sécurité et ainsi, un acteur à part entière de la réponse aux situations de crises internationales.