Les « nouveaux commanditaires » : la création comme enjeu démocratique

Lorsqu’il a formulé le protocole des Nouveaux commanditaires en 1991, l’artiste François Hers est parti du constat simple que, quoi qu’on dise, quoi qu’on fasse, l’être humain a besoin d’art, et en particulier de l’art de son temps. Ce principe a alors pris à revers les débats de l’époque selon lesq...

Disgrifiad llawn

Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Prif Awdur: Collin, Jean-Damien
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: 2017
Pynciau:
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Disgrifiad
Crynodeb:Lorsqu’il a formulé le protocole des Nouveaux commanditaires en 1991, l’artiste François Hers est parti du constat simple que, quoi qu’on dise, quoi qu’on fasse, l’être humain a besoin d’art, et en particulier de l’art de son temps. Ce principe a alors pris à revers les débats de l’époque selon lesquels les citoyens rejetteraient l’art, et en particulier la forme de la commande. Le protocole des Nouveaux commanditaires repose sur trois acteurs : le commanditaire, le médiateur et l’artiste. Chacun doit s’en tenir à son rôle, en fonction de sa propre expertise et de son vécu. Le commanditaire a une problématique et souhaite faire appel à l’art pour la résoudre ; le médiateur est un professionnel qui a une connaissance approfondie du secteur, de ses réseaux, de ses acteurs contemporains, de son économie ; l’artiste répond à cette commande en apportant son univers de création.Cet article montre comment cette démarche réinterroge la place de l’art sur un territoire pour ceux qui y vivent et y agissent, et repose ainsi les enjeux de la création dans une démocratie d’initiatives.