Le prêt d'objets : chant du cygne ou renouveau des bibliothèques publiques ?
Aux États-Unis, mais également en France, de plus en plus de bibliothèques publiques prêtent des objets qui semblent très éloignés de leur mission culturelle : outils, cannes à pêche, machines à coudre, instruments de musique… Il est tentant d’interpréter ce phénomène comme le dernier recours d’une...
Salvato in:
| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2017
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Aux États-Unis, mais également en France, de plus en plus de bibliothèques publiques prêtent des objets qui semblent très éloignés de leur mission culturelle : outils, cannes à pêche, machines à coudre, instruments de musique… Il est tentant d’interpréter ce phénomène comme le dernier recours d’une institution agonisante : à l’heure du numérique, alors que de plus en plus de ressources et d’informations sont accessibles directement en ligne, la « re-matérialisation » peut être une issue pour les bibliothèques. Si l’on en reste à ce constat, cependant, on passe à côté de l’essentiel. En effet, le prêt d’objets correspond également à des tendances de fond de notre société : lutte contre le gaspillage et l’obsolescence, dépassement d’une économie basée sur la possession, volonté de mettre en place de nouveaux systèmes de partage et d’échange. Et si les bibliothèques n’étaient pas des institutions ringardes qui cherchent à survivre à tout prix mais constituaient au contraire l’avant-garde d’une nouvelle économie du partage ? |
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