Les musées nationaux doivent-ils se délocaliser ?

Deux logiques distinctes semblent être à l’oeuvre en matière de délocalisation de grands établissements culturels nationaux. L’une – à l’instar de la Tate-Liverpool – vise à servir un vaste bassin de population, sur la base d’un projet singulier émanant du musée lui-même, et à répondre à des besoins...

Ful tanımlama

Kaydedildi:
Detaylı Bibliyografya
Yazar: Tobelem, Jean-Michel
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: 2017
Konular:
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Diğer Bilgiler
Özet:Deux logiques distinctes semblent être à l’oeuvre en matière de délocalisation de grands établissements culturels nationaux. L’une – à l’instar de la Tate-Liverpool – vise à servir un vaste bassin de population, sur la base d’un projet singulier émanant du musée lui-même, et à répondre à des besoins locaux pour mieux accomplir la mission de l’établissement national. L’autre, issue d’une commande « politique », développe des projets qui ne répondent pas nécessairement à un besoin culturel identifié localement (bien que la dimension de démocratisation culturelle soit soulignée), mais correspondent davantage à une logique d’image, voire de marque, qui s’efforce de renforcer l’attractivité des villes considérées en direction d’un visitorat principalement touristique. Leur implantation est en effet corrélée à l’attente d’un impact économique significatif. Cette seconde logique peut comporter des facteurs de risque portant sur les aspects suivants : adhésion de la population, élargissement des publics, attractivité touristique, impact économique.D’autres paradigmes que ceux à l’oeuvre dans les projets du centre Pompidou-Metz ou du Louvre-Lens pourraient être mobilisés pour mettre davantage les musées nationaux au service des territoires : enrichissement des collections des musées existants ; partenariats scientifiques avec les conservateurs en région ; itinérance d’expositions temporaires dans plusieurs établissements ; voire création de concepts muséographiques inédits.