Dans quel monde voulons-nous être connectés ? Transhumanisme vs companionism

Cet article pose les enjeux anthropologiques du big data et du connected everything, qui renvoient in fine à l’idéologie transhumaniste. L’extension de la connexion des réseaux de communication informatisés à des non-humains est, pour certains, la promesse d’une mutation de l’humain pour la transhu...

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Detalhes bibliográficos
Autor principal: Allard, Laurence
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: 2016
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Cet article pose les enjeux anthropologiques du big data et du connected everything, qui renvoient in fine à l’idéologie transhumaniste. L’extension de la connexion des réseaux de communication informatisés à des non-humains est, pour certains, la promesse d’une mutation de l’humain pour la transhumanité. Il faut pourtant rappeler que l’idéologie transhumaniste est fondée sur une anthropologie compétitive stérile entre humains et non-humains, idéologie qui vient naturaliser le cyborg, une figure conçue comme émancipatrice lors de la sortie du Manifeste cyborg de Donna Haraway en 1985. En fait, dans quel monde voulons-nous être connectés ? Une forme de réponse nécessite de statuer dès à présent sur la relation qui nous lie aux entités connectées avec lesquelles nous partageons nos existences. Le companionism de Donna Haraway nous inspire la possibilité de penser une « biosocialité connectée ». Pour illustrer cette approche expérimentaliste, sont développés des exemples d’usages des capteurs, des données et de la connexion au profit de l’intérêt général.