Une perpétuation de la guerre dans le rapport ethnico-politique en Kanaky/Nouvelle-Calédonie
Ne reconnaissant comme principe politique de la communauté nationale que l’égalité du citoyen, la République française classifie comme « communautariste » tout autre rapport civique. En quelque sorte, la légalité de la citoyenneté/nationalité normalise les statuts, titres et droits des personnes et...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Language: | Français |
| Published: |
2015
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| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Ne reconnaissant comme principe politique de la communauté nationale que l’égalité du citoyen, la République française classifie comme « communautariste » tout autre rapport civique. En quelque sorte, la légalité de la citoyenneté/nationalité normalise les statuts, titres et droits des personnes et cartographie à l’intérieur de l’espace civique des zones et frontières de non-droit. Aux bords de la citoyenneté/nationalité, la communauté nationale stigmatise les logiques communautaires en communautarismes, ces derniers considérés comme nuls et non avenus et dangereux pour la sécurité du territoire.L’État républicain français, à l’instar de la majorité d’autres puissances souveraines, ne reconnait de constitution politique que celle d’un peuple composé de citoyens/nationaux.En Europe, et plus particulièrement en France, l’État-nation ne s’exerce qu’à partir d’une intégration normée et régulée de la citoyenneté/nationalité, excluant par là-même de l’espace politique une minorité de personnes privées de citoyenneté, le plus souvent issues des anciennes colonies, ou des actuelles post-colonies des outre-mer français. Au mieux, l’administration publique d’État active des logiques interculturelles pour contourner les migrations consécutives de l’histoire coloniale et capitaliste. Au pire, cette même administration exclut en parquant dans des centres de rétention ces populations en mobilisant des propagandes, comme celle de la laïcité républicaine en visant les populations vulnérables : « étrangers » et/ou « sans-papiers » dépourvus des droits civiques. Les régulations biopolitiques des populations ne se soucient ni de composer ni de construire un ordre politique reconnaissant l’existence des peuples multinationaux. |
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