Terror/isme comme politique ou comme hétérogénéité. Du sens des mots et de leur traduction

Dans le langage politique international et dans le contexte international actuel, une utilisation nouvelle et renversée des concepts de "terreur" et de "terrorisme" et de leur portée. Dans une certaine mesure (et selon les besoins du moment, c’est-à-dire ceux du puissant), la vie...

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Auteurs principaux: Iveković, Rada, Kobsi, Mountaha
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2007
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Dans le langage politique international et dans le contexte international actuel, une utilisation nouvelle et renversée des concepts de "terreur" et de "terrorisme" et de leur portée. Dans une certaine mesure (et selon les besoins du moment, c’est-à-dire ceux du puissant), la vieille et traditionnelle signification de ces termes s’applique maintenant de manière systématique aux conflits et aux situations considérés comme locaux et inoffensifs à l’échelle globale. Dans de tels conflits "internes", nous pouvons toutefois percevoir et (in)directement reconnaître l’intervention plus large du terror/isme d’Etat.D’une part, en suivant la paranoïa instituée par le "11 septembre" comme moment de re-fondation de l’histoire, l’utilisation moderne de ces termes et les significations récentes qui leur sont attribuées s’appliquent de manière abrupte au complexe de mots vaguement connoté de « pays arabes-ethnicité-religion-et/ou-Islam ». La terreur d’Etat est maintenant considérée comme exclusivement défensive et justifiée à l’avance. Cependant, il y a lieu d’y inclure la terreur para-étatique et les « stratégies anti-terroristes » internationales, ainsi que les guerres, la torture, les «  transferts spéciaux », l’extraterritorialité et la détention extrajudiciaire, les sécheresses provoquées, la pollution, le changement climatique, les famines, les migrations forcées, la terreur contre des femmes, le trafic des humains, le tourisme sexuel etc. Pour l’auteure, la langue peut, elle aussi, être une arme autant que tout autre arme. Elle se propose donc d’explorer la politique de la langue. C’est pour elle, non seulement une question de liberté de la parole, mais une question quant à savoir qui présente ces droits et cette liberté, dans quels buts et dans quelles conditions