De « l'état d'exception »

Mettant en discussion l’approche d’Agamben l’auteur trouve qu’elle ouvre des perspectives nouvelles dans le cadre de l’analyse des spécificités du présent et va au-delà des approches légalistes du droit qu’a le président américain de déclarer ou non l’état d’urgence et de prendre des mesures comme c...

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Detalles Bibliográficos
Autores principales: Bigo, Didier, Castel, Mounia
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: 2007
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:Mettant en discussion l’approche d’Agamben l’auteur trouve qu’elle ouvre des perspectives nouvelles dans le cadre de l’analyse des spécificités du présent et va au-delà des approches légalistes du droit qu’a le président américain de déclarer ou non l’état d’urgence et de prendre des mesures comme celles du décret militaire du 13 novembre 2001. Reprenant d’autres auteurs, il considère que la notion d’état d’exception permet de comprendre pourquoi le gouvernement américain se considère comme étant au-dessus de la loi, et surtout beaucoup plus au-dessus de la loi internationale plutôt qu’au-dessus de sa propre constitution.Cela apporte un éclairage sur le pourquoi de Guantanamo et d’Abu Ghrib qui ne sont pas à comprendre comme des aberrations mais comme des « modèles d’une nouvelle forme de gouvernance ». Ce qui est essentiel, c’est la latitude que l’on a de juger si oui ou non il faut décider de l’instauration de l’exception, de la restriction de la liberté et de la suspension des normes.De nombreuses personnes résistent à cette propagande qui prône l’idée que l’urgence est devenue la règle et qu’on ne peut plus faire la différence entre la guerre et la paix. La Force de Loi peut être utilisée comme moyen de résistance contre l’exceptionnalisme et contre cette stratégie qui consiste à réduire des prisonniers à l’état de vie nue, ou encore de façon plus adéquate à reformuler les lois dont ils dépendent en donnant plus de pouvoir aux militaires et surtout aux services de sécurité et moins de pouvoir aux juges et aux avocats.