Les figures de la terreur et le débat philosophique de la modernité
Dès l’aube du XXIe siècle, l’attention publique internationale s’est centrée brutalement sur la figure d’un nouveau terrorisme qui remplit la scène médiatique comme une inquiétude ontologique globale, en rupture nette avec la condition de la politique moderne, c’est-à-dire, de la politique sécularis...
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| Autor principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
2007
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| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Dès l’aube du XXIe siècle, l’attention publique internationale s’est centrée brutalement sur la figure d’un nouveau terrorisme qui remplit la scène médiatique comme une inquiétude ontologique globale, en rupture nette avec la condition de la politique moderne, c’est-à-dire, de la politique sécularisée. Cette figure apparaît aujourd’hui comme une autre expression du mal radical, le radikal Böse kantien1, une condition si prétendument morale et enfoncée dans notre nature anthropologique qu’il paraîtrait presque inextirpable, contraignant la forme de vie contemporaine à subir les politiques sécuritaires des Etats comme un état d’exception sans fin, ou comme une guerre potentiellement infinie.Le phénomène du nouveau terrorisme semble ainsi subvertir le cadrage classique de la violence politique, celle, disons, de la guerre façon Clausewitz, en tant que prolongation de la politique par d’autres moyens2. Cette nouvelle configuration tomberait plutôt sous le concept de guerre d’extermination totale déjà esquissé par Carl Schmitt en termes de guerre humanitaire3 caractéristique des guerres religieuses pré-modernes. |
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